Meike Gleim
Scientific Researcher chez Hochschule Fulda
Meike Gleim a un doctorat en philosophie. Elle est spécialisée dans la théorie de la démocratie, les droits de l'homme, les études européennes, les études de genre et la recherche basée sur les arts. Elle a réalisé plusieurs projets de recherche et enseigné dans des universités européennes (Kunstakademie Münster, Università Piemonte Orientale « Amedeo Avogadro », Strate Collège Paris, Academy of Fine Arts Vienna, University of Fulda). Ses projets ont été financés par la bourse Marie Curie (Commission européenne), l'Académie autrichienne des sciences et le Fonds autrichien de la science (FWF). Elle a mené des projets de recherche artistique, présentés dans des expositions internationales (Palais de Tokyo, Paris, Fabra-i-Coats, Barcelone, Kunsthaus Hamburg, Secession, Vienne, etc.) et produit des performances et des ateliers. Elle est membre du comité de gestion de l'Action Coût "Réévaluer les débats intellectuels sur les droits civiques et la démocratie". Ses livres incluent "Die Regierung der Demokratie" ("Le gouvernement de la démocratie", Passagen 2009), "The meanings of Europe" (Routledge 2013) et "Was hätte Virginia Woolf dazu gesagt?" (Que dirait Virginia Woolf à ce sujet ?, Marta Press 2018), à paraître "Atlas of Arcadia" (Verlag Walther König 2019). Elle parle couramment quatre langues (DE, EN, FR, IT).
Tarifs
- Conférence : 4500 €
Localisation
Langues
Ses conférences
Le succès des fausses nouvelles
Les fausses nouvelles sont l'un des principaux sujets de débat dans les médias et les conférences en ce moment. Brexit, Trump et les réseaux sociaux, pour ne citer que quelques mots-clés du débat, semblent inévitablement mener à la question des fausses nouvelles. Cependant, ma présentation soutient que les arguments luttent contre un état idéal de rationalité en tant que contrepartie des fausses nouvelles. Ils discutent par exemple de savoir si les fausses nouvelles sont un phénomène nouveau ou si elles ont toujours existé - et n'ont fait que changer d'échelle et d'ampleur ; si les fausses nouvelles sont dangereuses ou non, car les gens ne sont pas si stupides pour y croire. Toutes ces positions supposent un état idéal de rationalité, soit celui qui existait dans le passé, dans les bons vieux temps du journalisme objectif, soit celui qui fait partie de l'intelligence des gens, le fameux bon sens. Cependant, cela explique-t-il vraiment la propagation et le pouvoir des fausses nouvelles ? Ma présentation adoptera un regard quelque peu différent sur le phénomène des fausses nouvelles, un regard qui explique non seulement son succès mais qui pourrait également nous aider à faire face aux fausses nouvelles.
Comment changer le monde avec des mots
La présentation se développe à partir d'un terrain commun entre la philosophie et la théorie des affaires : l'invention de nouveaux mots. D'accord, les philosophes et les universitaires en affaires n'inventent pas les mêmes mots. Alors que le monde des affaires a vu des mots comme la gestion lean et agile ou la gestion de projet holistique, la philosophie récente a proposé des termes tels que l'accélérationnisme et le réalisme spéculatif. Ces mots n'ont rien en commun et pourtant, la raison derrière l'invention de nouveaux mots est la même. Ainsi, la présentation pose la question : Pourquoi inventons-nous de nouveaux mots en philosophie et en affaires ? Qu'est-ce qui est en jeu dans l'invention de mots ? Quel est le pouvoir des mots ? Et enfin, que font réellement les mots puissants ? La présentation analyse le pouvoir des mots en donnant des exemples qui vont d'expressions banales à des expressions plus sophistiquées, car le pouvoir des mots compte autant pour des expressions telles que Sandwich ou Bistro que pour des expressions plus sérieuses comme les Droits de l'Homme ou le subconscient. Avec l'aide de l'histoire de ces mots, la présentation montre comment les mots deviennent des concepts et, en tant que tels, se traduisent en pratiques sociales qui transforment notre manière d'agir et d'interagir. Ainsi, les mots qui tombent en désuétude s'accompagnent également du déclin de certaines pratiques sociales et les mots réussis rencontrent souvent de la résistance non pas parce que les gens n'aiment pas le mot, mais parce que ces mots changent leur monde.